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Syndicat Intercommunal d'Aménagement du Golfe du Morbihan

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L'urbanisation

La structure traditionnelle de l’habitat sur le territoire a été déterminée par l’organisation communale, les villes centres de Vannes et d’Auray accueillant la plus grande partie de l’urbanisation. Au début du XX ème siècle, les bourgs, parfois seulement composés de quelques maisons groupées autour de l’église (Séné, Saint-Nolff…) peuvent atteindre l’échelle d’une petite ville constituant de véritables pôles ruraux (Elven) ou sont organisés autour d’un port (Locmariaquer, Le Bono)

POS et PLU

POS et PLU

(+ d'images)
 

L’habitat, cependant, reste traditionnellement dispersé. Les fermes isolées ou groupées en hameaux ponctuent l’espace agricole, tandis que des villages mixtes de pêcheurs et cultivateurs, aux alignements de maisonnettes caractéristiques, sont plus présents sur les communes côtières. Quelques demeures et châteaux hérités de la période féodale sont aussi présents sur le territoire, au centre de leur domaine.

 

C’est à partir de l’entre-deux guerre que commence à se faire sentir une pression différenciée entre les sites ruraux et les communes littorales. Sur ces dernières (Larmor-Baden, Locmariaquer, Saint-Gildas de Rhuys ou Arzon…) une urbanisation linéaire le long des voies d’accès aux bourgs se développe. Les résidences balnéaires, aux façades artistiquement ouvragées, composent des « fronts de mer » qui s’opposent aux anciens villages déconnectés du trait de côte

Ce phénomène se poursuit après-guerre : les développements linéaires sont complétés par des opérations de lotissements plus ordonnées composés de maisons individuelles.  Rapidement, les lotissements de maisons modestes qui entretiennent encore une organisation collective de rues (lotissements des années 50) sont remplacés par des réalisations plus onéreuses, où les maisons sont implantées au centre de leur vaste parcelle, déconnectées les unes des autres. Les grands ensembles se développent à la périphérie des villes centres.

Parallèlement, en l’absence de documents d’urbanisme, des constructions dispersées, à l’image du bâti traditionnel se développent dans l’espace rural, induisant un mitage parfois pénalisant pour la qualité des paysages.

 

Les documents d’urbanisme de la première génération organisent cette péri-urbanisation, en limitant les implantations en campagne à l’accroche de certains hameaux. Quelques opérations de lotissement se développent cependant ex-nihilo, dans des secteurs proches de la ville centre. Dans les centres-villes et centres-bourgs, une densification progressive se fait sentir, tandis qu’un étalement aux abords immédiats des bourgs se fait au détriment de l’espace agricole environnant.

 

Aujourd’hui, ce phénomène de péri-urbanisation se poursuit dans les communes les plus éloignées de la ville centre et du littoral. Quelques opérations de restructuration urbaine ont pu avoir lieu au cœur des bourgs, s’appuyant sur des opérations de logement social, mais elles restent minoritaires. Les abords des bourgs accueillent la plus grande part de l’habitat, tandis que les zones d’activités se localisent de manière préférentielle sur les axes de communication.

 

Avec l’arrivée de la loi Solidarité Renouvellement Urbain en 2000, les élus locaux ont été fortement sensibilisés à la limitation de l’étalement urbain et à la fin de la dispersion de l’habitat. La densification devient donc une priorité : la croissance actuelle du Pays de Vannes, et la structuration des communes les plus proches en véritables pôles de desserrement urbain conduit les élus de ces communes à mener une véritable réflexion en ce sens. Cette densification participe à l’économie d’espace, au sein des zones qui sont ouvertes à l’urbanisation, mais elle ne peut se faire sans limitation des surfaces ouvertes. Les effets pervers de la limitation d’espace sont d’amplifier encore le renchérissement des prix du foncier, sensibles dans le secteur depuis plus de vingt ans. Une maîtrise des coûts du foncier doit donc être mise en œuvre pour favoriser la mixité sociale.

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