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Syndicat Intercommunal d'Aménagement du Golfe du Morbihan

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Les démarches initiales

Entre 1996 et 1999, sur le site de Pénerf, plusieurs familles d’acteurs avaient été sensibilisées aux problématiques de gestion côtière et de qualité de l’eau, par différentes démarches de concertation :

• Sur la commune de Surzur, par le SIAGM, sur le thème «rôle et place de l’agriculture littorale» ;

• Pour l’opération d’aménagement foncier, toujours à Surzur ;

• Avec les CUMA, pour la mise en place de chantiers de compostage et l’acquisition du matériel adéquat ;

• Au moment des élections municipales de Surzur, pour une liste multi-profession.

Au cours de cette période, une demande des ostréiculteurs a émergé pour élaborer un travail à l’échelle non plus de la frange littorale, mais à celle du bassin versant dans une optique de protection de la qualité des eaux estuariennes nécessaire à leur activité. L’ensemble des acteurs du territoire devait ainsi être consulté.

Parallèlement à ce souhait émis par les ostréiculteurs, une démarche départementale était mise en place entre la Section Régionale Conchylicole de Bretagne Sud et la Chambre d’Agriculture du Morbihan afin d’assouplir la réglementation environnementale s’appliquant dans la bande littorale des 200 m à 500 m. Elle a abouti à la création d’une Charte des bonnes pratiques sur la bande littorale entre ostréiculteurs et agriculteurs, faisant évoluer la réglementation concernant l’interdiction d’épandage des effluents d’origine animale dans la bande littorale des 500 m.

Dans la continuité des actions précédentes et pour répondre au souhait des ostréiculteurs d’élargissement des démarches au bassin versant, le Syndicat Intercommunal d’Aménagement du Golfe du Morbihan a engagé une démarche de diagnostic élaboré de manière concertée avec l’ensemble des acteurs du territoire.

 

Elaboration du Diagnostic participatif et du programme d’actions

 

Les premières réunions organisées en octobre 2002 proposent la démarche aux professionnels du littoral, agriculteurs et ostréiculteurs et permettent de se mettre d’accord sur le cadre, les étapes et les moyens du diagnostic.

Plusieurs binômes agriculteur/ostréiculteur se constituent, référents pour animer la concertation.

Des temps de concertation sont ensuite organisés dans chacune des 7 communes du Bassin Versant, conduits par les binômes référents et le SIAGM.

Pour s’assurer d’une participation diversifiée, sont conviés : élus, agriculteurs, ostréiculteurs, commerçants, industriels, associations de l’environnement, et habitants.

Une fois établies les règles pour garantir le débat, ces réunions se déroulent en 2 phases :

1. Mise à jour des éléments de connaissance de la commune avec l’aide de supports cartographiques.

2. Perception et expression des acteurs sur les bonnes pratiques et celles à améliorer dans une optique de préservation de la ressource en eau.

Lors de ces réunions communales, 4 commissions thématiques (agriculture, activités maritimes, collectivité, citoyenneté) émergent alors, ouvertes à tous les participants, contribuant chacune à :

• enrichir la connaissance mutuelle et à construire le diagnostic à l’échelle du bassin versant,

• définir les pistes pour un programme d’actions multi-acteurs sur le bassin versant.

Le comité d’acteurs, dont le socle est d’abord les référents professionnels et les maires, s’étoffe chemin faisant avec d’autres participants : industriels, associations, habitants.

Ce comité valide alors le diagnostic et les pistes du programme d’actions en mai 2003.

Le 16 septembre 2003, un forum présente l’ensemble de la démarche accomplie à tous les acteurs du grand bassin versant du Golfe du Morbihan.

 

Les acquis de cette démarche

 

• passer des logiques sectorielles à une logique de territoire et s’approprier une approche transversale des enjeux : qualité des eaux pour les usages conchylicoles, la pêche, les baignades, l’accueil de population permanente et touristique, les écosystèmes et la fragilité des milieux, le maintien des activités et notamment les activités primaires, l’interdépendance de ces activités ;

• passer d’une attitude attentiste ou défensive à une posture de coopération et de construction : foisonnement de créativité de la commission citoyenneté ;

• s’apprivoiser mutuellement, s’écouter, se comprendre et construire un projet commun. Extrait de la table ronde du forum du 16 septembre 2003 : « Au début, nous on pensait nitrates, alors que eux parlaient bactériologie. La bactériologie, c’est quelque chose qu’on ne connaissait pas, donc il a fallu qu’on apprenne. Je pense que les ostréiculteurs ne connaissaient pas non plus nos pratiques. Donc il a fallu discuter beaucoup et parfois plus que discuter. »

• élargir les objectifs au-delà de la seule qualité de l’eau à celle d’un patrimoine universel et à celle des milieux humides et de leur fonctionnalité, et de la gestion intégrée des espaces côtiers ;

• mesurer que la préservation de ce patrimoine sert l’attrait, la qualité de la vie du territoire au présent et est en héritage pour les générations futures.

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