Les activités maritimes
Si le plan d’eau est devenu très attractif pour les activités de loisirs liées à la mer, il est également le théâtre de nombreuses activités économiques pour lesquelles l’eau est l’élément essentiel.
La conchyliculture
Aujourd’hui on dénombre, sur le périmètre du projet de Parc Naturel Régional, 234 entreprises conchylicoles (sur les 418 du département) soient 750 emplois équivalent temps plein répartis entre chefs d’exploitation, conjoints et salariés (2/3 des emplois salariés du département en conchyliculture). La grande majorité des salariés de cette activité reste cependant des saisonniers, la période d’activité la plus intense se situant les deux ou trois mois avant les fêtes de fin d’année.
Le nombre d’entreprises et les surfaces exploitées tendent à se stabiliser. En revanche, le nombre de concessionnaires tend à diminuer, ainsi on se dirige de plus en plus vers une professionnalisation de l’activité.
Les huîtres représentent plus de 80 % de la production conchylicole, les moules, palourdes et coques les 20 % restant.
Jusque dans les années 70, l’huître plate a été le produit phare de la conchyliculture morbihannaise. La rivière du Bono en est même appelée le «berceau de l’huître plate». Suite aux deux épizooties l’ayant touchée en 1974 et 1981, les ostréiculteurs locaux sont passés dans leur quasi-totalité à la production de l’huître creuse. Pour des raisons zootechniques, le passage à l’huître creuse s’est accompagné d’une nouvelle technique de production : l’élevage en surélevé.
La moule est un autre coquillage élevé sur le territoire du projet de Parc Naturel Régional. On trouve ainsi des bouchots sur la façade atlantique dans les lotissements mytilicoles de Damgan. Mais il n’y a pas de professionnels n’exerçant que la mytiliculture sur le territoire.
La conchyliculture reste fragile puisque de nombreuses autres activités lui sont désormais concurrentes sur un même espace : le tourisme, l’urbanisation … La conchyliculture, comme la pêche, reste également une activité économique complètement dépendante de la qualité des eaux.
La saliculture
La présence marquée d’anciens marais salants autour du Golfe du Morbihan témoigne du dynamisme de cette activité jusqu’au milieu du 20ème siècle. Aujourd’hui, seul le marais de Lasné, à Saint-Armel, réhabilité en 2003, produit du sel (8 tonnes en 2003, 12 tonnes en 2004 et plus de 30 tonnes en 2005.
Cette activité économique traditionnelle et respectueuse de l’environnement participe à la biodiversité puisque des îlots pour favoriser la nidification des oiseaux ont été installés au milieu de la vasière lors de la réalisation des travaux.
La pêche
De même que la conchyliculture, la pêche est une activité présente tout au long de l’année sur le Golfe du Morbihan. Environ 150 navires sont ainsi recensés en Pêche ou Conchyliculture - Petite Pêche Mixte. Ces pêcheurs embarqués exercent leur activité sous différentes formes : divers filets maillants, drague de palourdes, casiers à seiches ou petits crustacés, palangres de fond à Bar, etc … selon la saison.
Les pêcheurs locaux exercent leurs activités dans le Golfe mais aussi en Baie de Quiberon ou dans l’estuaire de la Vilaine pour la pêche à la civelle. Les navires de pêche sont répartis un peu partout dans le Golfe avec une concentration un peu plus forte à Port-Anna sur la commune de Séné.
Il y a également dans le Golfe du Morbihan des pêcheurs «à pied». Ces pêcheurs sont en fait soit réellement à pied, soit en apnée. Ils pêchent principalement les palourdes et à un degré moindre les oursins.
Il existe dans le Golfe du Morbihan un des plus gros gisements naturels de palourdes qui est aujourd’hui exploité par 270 pêcheurs «à pied» professionnels ayant une autorisation. Cette profession existe depuis 15 à 20 ans mais elle s’est réellement organisée en 1991.
Le transport maritime
Le transport maritime concerne une vingtaine de navires qui parcourent le Golfe toute l’année, avec une présence plus soutenue lors de la saison touristique. Dans le Golfe du Morbihan, il faut distinguer trois formes de transport maritime :
- le service public ou assimilé pour permettre aux habitants de l’Île-aux-Moines et de l’Île d’Arz de rejoindre le continent, et inversement,
- les circuits touristiques avec ou sans escales sur les deux principales îles, activité essentiellement saisonnière qui emploie environ 65 salariés navigants et 150 à terre.
- le transport de marchandises vers les îles du Golfe et celles du Mor braz.
La filière nautique
La filière nautique occupe une place importante dans les activités économiques liées à la mer. Comptant plus de 200 établissements (location, formation, chantiers navals, services portuaires, voileries, ventre d’équipement, mécanique ...), elle génère 800 emplois directs auxquels s’ajoutent les emplois saisonniers, les emplois issus de l’administration et les emplois touristiques qui en découlent.
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