Le Contrat restauration entretien de rivières et zones humides
« Un programme qui s’inscrit dans une politique de développement durable dans le domaine de l’eau »
Contexte et problématique
L’étude préalable au Contrat Restauration Entretien (CRE) du Bassin Versant de la rivière de Pénerf, engagée dès 2008, doit répondre aux enjeux et objectifs imposés par la Directive Cadre sur l’Eau (DCE) qui induit une obligation de résultats.
L’unité de référence définie par le Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) de la Vilaine est la masse d’eau naturelle de la rivière Drayac (FRGR 1611). C’est sur cette unité qu’a été synthétisé l’ensemble des problématiques du bassin versant.
Depuis les années 1960-70, la rivière de Pénerf a subi des dégradations écologiques dues aux activités humaines. Ces dernières nuisent à la biodiversité des milieux aquatiques, mais également à la qualité de l’eau.
L’objectif est d’atteindre 80% du bon état écologique sur cette masse d’eau d’ici 2015.
Le bon état écologique porte sur 3 points essentiels :
- Le bon état biologique : les indicateurs recherchés sont la faune et la flore inféodées au milieu aquatique.
- Le bon état physicochimique : les indicateurs recherchés sont tous les paramètres nécessaires pour déterminer une certaine qualité d’eau (nitrates, phosphore, pesticides...).
- Le bon état hydro-morphologique : les indicateurs recherchés sont l’aspect quantitatif de l’eau (débits) et surtout la continuité écologique (libre circulation des poissons migrateurs et du transit sédimentaire amont-aval).
Méthodologie
Les actions envisagées sont inscrites dans un programme quinquennal (2011-2015).
Les travaux sont classés par compartiment de travail :
- Lit du cours d’eau :
• Aménagements piscicoles/diversification des écoulements,
• Débusage pour remettre le cours d’eau à ciel ouvert,
• Remonter le fond du lit pour reconnecter le fonctionnement hydrologique des écosystèmes (zones humides, bras de rivières, annexes hydrologiques...),
• Pose d’épis et de risberme,
• Gestion sélective des embâcles.
- Berges et ripisylves : Aménagement d’abreuvoirs externes au cours d’eau (pompe de prairie, bac gravitaire...) pour éviter le piétinement du lit par les troupeaux,
- Bande riveraine : Plantations pour diversifier les habitats et lutter contre le réchauffement de l’eau sur des secteurs dégradés
- Continuité écologique :
• Travaux de déconnexion ou d’effacement sur des étangs au fil de l’eau pour répondre au problème de continuité piscicole dans un premier temps.
• Rampe d’enrochement, pour favoriser le franchissement d’ouvrage par les poissons migrateurs (notamment buse mal calée)
• Suppression de seuil afin d’augmenter la capacité du transit sédimentaire amont-aval, mais également la libre circulation piscicole
• Aménagement d’un Loutroduc qui doit favoriser le passage de la Loutre d’Europe (Lutra Lutra) de part et d’autre de la 4 voies Vannes-Nantes, tout en diminuant le taux de mortalité dû au trafic routier.
De tels travaux doivent répondre à la loi sur l’eau et nécessitent également la mise en enquête publique du dossier de déclaration d’intérêt général au vu de l’argent publique investi sur du domaine privé. Le début de cette enquête est prévu en novembre 2010, avec pour objectif un démarrage des travaux au début du second semestre 2011 en période d’étiage.
La concertation avec les propriétaires et/ou exploitants agricoles sera le fil conducteur de ce CRE. Aucun des travaux ne sera envisagé sans l’accord écrit des propriétaires.
Transférabilité :
Sur le territoire du PNR, d’autres masses d’eau sont déclassées sur le paramètre morphologie. Aussi, la méthode et les actions mises en œuvre pourront être transférées sur les autres bassins versants du territoire.
Documents en téléchargement
- - Enquête publique CRE : Atlas cartographique
- - Enquête publique CRE : DIG-DLE
- - Enquête publique CRE : fiche technique
- - arrêté préfectoral CRE