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Syndicat Intercommunal d'Aménagement du Golfe du Morbihan

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La lande pédagogique de Saint Nolff

La lande après 2ème phase de travaux

La lande après 2ème phase de travaux

(+ d'images)
 

Date de lancement de l’action : automne 2003


Contexte et problématique

Les landes issues du défrichement encouragé au Moyen-âge ont longtemps été exploitées par les plus démunis. À l’aube de la Révolution Française, on estime la superficie des landes bretonnes à près d’un million d’hectares. Dans le cadre de la révolution agraire qui s’amorce à partir de 1820, les meilleures landes sont mises en cultures et au même moment apparaissent les premiers boisements. Un siècle plus tard, il reste à peine la moitié des landes bretonnes.
Aujourd’hui, d’autres menaces tendent à les réduire encore: viabilisation, enrésinement, friche, abandon de pratiques agricoles…



Enjeux

Dans ce projet de revalorisation d’une lande à St Nolff, de multiples enjeux se superposent :

  • Écologique : le maintien de la diversité des habitats ; le maintien de la biodiversité en  dehors des zones déjà protégées par la remise en état d’un habitat ouvert, favorable à deux espèces protégées, inscrites à l’annexe I parmi les 117 espèces européennes pouvant justifier de la désignation de Zone de Protection Spéciale (ZPS), la Fauvette Pitchou et l’Engoulevent d’Europe.

  • Paysager : l’ouverture du paysage et de perspective ; le maintien de la diversité des milieux.

  • Économique : les eaux issues des zones de landes sont d’une grande qualité et d’un débit plus régulier et la lande est située au cœur de la Zone de Captage des Eaux ; les produits de valorisation de la lande peuvent offrir des ressources : litière, substrat de compostage, matériaux de construction.

  • Sociologique : la réouverture d’une zone de promenade ; la gestion et l’entretien d’un espace sensible à l’embrasement, les landes fauchées constituent d’excellents coupe-feux.

  • Pédagogique : la sensibilisation aux pratiques et aux techniques employées pour la culture et l’exploitation de la lande.

  • Culturel : la remise en valeur d’une parcelle oubliée ; le recours à une activité traditionnelle ; la conservation du patrimoine lié aux landes.


Méthodologie

L’état initial de cette lande limitait les possibilités de travaux et pour conserver le caractère expérimental du projet, une intervention minutieuse pour conserver la mosaïque de milieux a été mise en place. Le choix d’un traitement, en trois étapes de la parcelle, permettrait à terme d’obtenir une lande composée de trois milieux différents, caractérisée par des variantes de hauteur et de composition végétale.
La fréquence des fauches devra être triennale, les trois premières années étant destinées à réaliser la phase de restauration c’est à dire le déboisement.

 

État d’avancement

En décembre 2004 et en janvier 2005, trois semaines de travaux ont été effectuées. Le premier tiers de la parcelle a été fortement déboisé et la végétation a pu reprendre au printemps. L’automne 2005 a permis de constater une bonne reprise de la végétation. L’été particulièrement sec n’a pas favorisé la pousse des ajoncs issus de semis, mais semble avoir bien profité aux rejets. Une fauche précoce à l’automne 2006 devrait permettre d’égaliser les pousses et de favoriser les plants issus de semis.


En décembre 2005 et janvier 2006, le second tiers de la parcelle a été en travaux et a permis un déboisement fort et une uniformisation de la parcelle.
Avant l’obtention d’une lande uniforme, de nombreux travaux sont encore à venir et des fauches d’égalisation seront vraisemblablement à effectuer.
En janvier 2007, un fauchage de la zone 1 a permis de limiter la pousse des ajoncs issus de rejets et de favoriser la pousse issue de semis. Les produits de fauche ont été extraits afin de favoriser une repousse uniforme. Un arrachage systématique des nombreux nouveaux pieds Prunus serotina a permis de libérer le site de cette espèce invasive et indésirable.


En octobre et novembre 2007, les travaux du troisième tiers ont été réalisés et ont consisté comme pour les premières parties par un abattage et un rajeunissement de la végétation.
L’expérience acquise sur cette parcelle permet d’affiner son caractère reproductible et transférable à une plus grande échelle et dans d’autres landes du territoire.

Acteurs engagés

L’Office National des Forêts
Le Lycée de Kerplouz à Auray
Les Chantiers Nature et Patrimoine du SIAGM
La commune de St Nolff
Les partenaires financiers
Le Syndicat des Eaux d’Elven

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