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Syndicat Intercommunal d'Aménagement du Golfe du Morbihan

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L'eau

Le Golfe du Morbihan se trouve hors de la circulation océanique générale, car ce bassin intérieur est protégé des houles océaniques par la Presqu’île de Quiberon et est bordé par la barrière des hauts fonds et les îles du Mor Braz (Houât, Hoëdic, Belle-Ile). De ce fait, les principaux courants affectant le Golfe sont les courants de marée (flot et jusant) qui se renversent quatre fois par jour.

Le réseau hydrographique

Le réseau hydrographique

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Les volumes entrants dans le Golfe sont de l’ordre de 200 millions de m3 d’eau douce par an et de 200 à 400 millions de m3 d’eau de mer par marée selon l’alternance vives eaux- mortes eaux. En période de crue hivernale, le rapport eau douce / eau de mer est ainsi de 1 pour 1 000.

La puissance des courants de marée, liée à l’étroitesse du goulet, et à l’empreinte des vallées profondes (-20 à -25 m) des anciennes rivières ennoyées, sont les facteurs prépondérants de l’hydrodynamisme du Golfe du Morbihan.

A l’entrée du Golfe, le courant atteint 3,5 noeuds au flot des marées montantes et 4,1 noeuds durant le jusant. Entre l’île Berder et l’île de la Jument, la vitesse est de 8,1 noeuds en flot et 9,1 noeuds en jusant. Dans la Rivière d’Auray, entre la Pointe du Blair et Huernic, les courants atteignent 4 noeuds.

 

Le réseau hydrographique du territoire présente un chevelu dense. Il se compose  de :

  •   deux principaux bassins versants (BV) : le Golfe du Morbihan et la rivière de Pénerf
  •   trois bassins côtiers : La Baie de Quiberon, la Presqu’île de Rhuys Ouest-atlantique et la Presqu’île de Rhuys Est-atlantique

  •   d’une partie du bassin de l’Arz, du Saint Eloi.


Les cours d’eau ont forgé la topographie du territoire. En amont, les vallées sont encaissées et caractérisées par la présence de prairies et boisements humides. En aval, chaque cours d’eau se termine par un estuaire dont l’exutoire est le Golfe du Morbihan, exceptée la rivière de Pénerf qui termine sa course dans l’Océan Atlantique. Ce chevelu dense et ces zones humides forment un maillage associé aux boisements, landes et bocage qui singularisent notre territoire et en font sa richesse et sa diversité biologique.

 

La directive Cadre Eau Européenne (DCE) change l’approche que l’on avait vis à vis de la qualité de l’eau. Elle n’est plus uniquement basée sur l’état physico-chimique de l’eau, mais demande d’intégrer les appréciations biologiques, chimiques, physico-chimiques, et hydro-morphologiques et leurs combinaisons pour déterminer le bon état d’une masse d’eau. Sur l’ensemble du SDAGE Loire-Bretagne, les masses d’eau ont été classées en fonction de leur état écologique et de l’objectif de reconquête d’un «bon état»  en 2015.

 

    Sur les 10 dernières années, les communes ont réalisé de réels efforts par rapport au développement du réseau d’assainissement collectif, de la mise aux normes des stations d’épuration ou de la construction de nouvelles stations.


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